Eötvös, Peter

Né le 2 janvier 1944

Compositeur hongrois né en 1944 en Transylvanie, Peter Eötvös découvrit la musique par la pratique instrumentale. Puis vinrent les études d'écriture à l'Académie de Musique de Budapest et les premières compositions destinées à l'univers cinématographique. Mais cet apprentissage lui laissa un goût de trop-peu pour qu'il quitte son pays et aille rencontrer Karlheinz Stockhausen puis Pierre Boulez. Au premier il emprunta la « liberté structurée et l'assurance que tout est dans l'invention et non dans le langage » ; entre 1971 et 1979, au Studio électronique de la Radio de Cologne, il épanouit cette expérience. Du second il apprit le sens pratique et comment être « une entité unique et indivisible : compositeur/chef d'orchestre » ; directeur musical de l'Ensemble InterContemporain entre 1978 et 1991, il y éprouva cet exemple boulézien. A toute œuvre de Peter Eötvös il est un préalable : un dispositif théâtral (imaginaire en cas de musique instrumentale ou orchestrale) : les titres de ses œuvres, faisant fréquemment appel à des "scènes", témoignent de cette « invention à cent pour cent extra-musicale ». Peter Eötvös a tôt trouvé son idéal qualitatif dans le travail sonore cinématographique, grâce à son écoute "pure", à sa puissance et à son vaste spectre sonores, et à ses manipulations musicales immédiates. Privilégiant l'articulation du discours et le geste musicaux, et curieux d'apprivoiser la dynamique de la grande masse orchestrale comme il maîtrise une table de mixage, il regarde le langage musical comme préoccupation subalterne. Revendiquant « un langage musical individualisé pour chaque partition », Peter Eötvös a un catalogue riche d' « autant d'œuvres qu'il y a d'étapes dans mon travail musical ». Lié à la singularité de la partition, il modifie donc sans cesse son catalogue, n'hésitant pas à en ôter une œuvre ancienne si une nouvelle emploie à meilleur escient tel ou tel langage musical. Préoccupé par le phénomène musical pur (la composition) autant qu'impur (la diffusion et les choix politiques qui en découlent), Peter Eötvös considère comme un bloc infrangible ses activités de compositeur « sans frontière », de chef d'orchestre et de conseiller musical pour diverses institutions européennes. Son souhait, récent, de poser ses valises dans un lieu dévoué à la seule composition ne devrait rien changer à cette rare soif du pluriel, de l'impur. 

Frank Langlois

Kosmos (1961)
pour piano
Durée : 13' 

Intervalles intérieurs (1981)
pour 5 instrumentistes (cl, trb, perc, vl, vlc) et bande magnétique
Durée : 30'

Endless Eight I (1981)
pour 12 voix solistes (3S.3A.3T.3B), gt élec et 2 orgues Hammond 
Durée : 26' 

Endless Eight II - Apeiron musikon (1988-1989)
pour 8 voix solistes, double chœur mixte, 2perc, et 1synth DX-7
Durée : 33' 

Pierre Idyll (1984-1990) 
seconde version pour violon, violoncelle, contrebasse soli et orchestre 
4(flA).3.5(3 en la, 2clB).3(cbn)-6.3(sib).3.1, saxBar, 2claviers (2synth DX-7), 4perc, cordes (12.0.12.12.12)
Durée : 20' 

Chinese Opera (1986) pour 28 instrumentistes
2.2(cor ang.).3(clB).2-2.2.2.1, 3perc, 1synth DX-7, hp, crd(2.0.2.2.1) 
Durée : 35' 

Drei Madrigalkomödien (1963-90) 
I. Insetti galanti (1970-1990) - II. Hochzeitsmadrigal (1963-1976) - III. Moro lasso (1963-1972) 
pour 12 voix solistes (3S.3A.3T.3B) 
Durées : I : 8', II : 4'30", III : 8'


Chinese Opera (1986)
pour 28 instrumentistes
2.2(cor ang.).3(clB).2-2.2.2.1, 3perc, 1synth DX-7, hp, crd(2.0.2.2.1) 
Durée : 35'

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