Descamps, Pascal

Né en 1973, la relation fusionnelle que Pascal Descamps entretient avec la musique remonte à son plus jeune âge. Qu’il l’aborde en tant que compositeur, pianiste ou chanteur, elle revêt pour lui toutes les formes et ne connaît aucune barrière de genre.

Très jeune, il accumule les prix de conservatoire et décroche un premier prix d’excellence au concours national de piano Madeleine de Valmalète... Jeune adulte, il est incorporé comme pianiste accompagnateur du Chœur de l’Armée Française, puis, revenu à la vie civile, il enseigne l’accompagnement et l’histoire de la musique à l’université, mais finit par renoncer à cette voie pour vivre pleinement sa carrière de musicien.

Aujourd’hui artiste lyrique à l’opéra de St Etienne, pianiste ou chef de chant, c’est surtout en tant que compositeur que ses énergies sont mobilisées et sollicitées.

La mélodie, l’harmonie et l’émotion première sont les composantes essentielles de son écriture, où la voix humaine s’offre une place de choix, qu’elle soit soliste ou chorale. Curieux de toutes les musiques, il les aborde comme le gage d’une richesse stylistique que l’on peut fusionner et conjuguer à l’infini dans un souci permanent de transmission au public, ce qui fait résolument de lui un compositeur du 21ème siècle.

Passionné et prolifique, il débute en 2011 un cycle de musique sacrée en créant et dirigeant une messe intitulée Rivages, puis un Pater Noster, Ave maria, Ave verum corpus qui connaissent un succès retentissant. Composé durant l’été 2013, son Requiem est créé à Paris aux Invalides le 23 octobre 2014. Cette œuvre au lyrisme envoûtant est un écrin orchestral au service de l’expressivité des solistes et du chœur. Il sait d’ailleurs s’entourer d’une équipe d’amis musiciens talentueux et fidèles. Il vient de terminer Poèmes étoilés, une commande de 3 pièces chorales pour les cérémonies (en novembre 2016) du classement au patrimoine mondial de l’Unesco du domaine architectural Le Corbusier de Firminy.

Toujours inspiré par de nouveaux projets, dont l’écriture d’une fresque symphonique pour solistes, chœur et orchestre (Odyssée), ainsi qu’une comédie musicale - il est d’ailleurs l’auteur d’une trentaine de chansons -, il accumule de nombreux thèmes et mélodies, et serait assurément stimulé par de nouvelles collaborations artistiques, qu’elles soient par exemple avec un auteur ou un cinéaste…

 


Requiem (2013)
pour voix, orchestre et choeurs
Editions Durand - Location


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Pascal Descamps à propos de son Requiem

La musique sacrée, au-delà des interrogations spirituelles qu’elle met en scène, constitue pour un compositeur un exercice de style enthousiasmant. La possibilité d’utiliser sur une forme assez courte, un orchestre, un quatuor de solistes et un chœur lui offre une palette de couleurs infinies, laissant libre cours à l’imaginaire émotionnel de son langage.

Après avoir créé en 2011 une messe de l’ordinaire intitulée Rivages, immédiatement suivies d’autres pièces (Pater Noster, Ave Maria, Ave verum corpus…), je ne pensais pas revenir aussi rapidement à une œuvre de musique sacrée d’envergure. Au début de l’été 2013, alors que je travaillais sur un tout autre projet, un thème ne m’a pas quitté en pensant aux premiers mots « Requiem aeternam... » … Les autres numéros se sont enchaînés rapidement, en l’espace de trois semaines.

Ce texte, par delà toutes les croyances, fait écho au questionnement humain universel, celui de la mort et de l’existence d’un ailleurs... J’ai choisi d’en donner une vision musicale résolument optimiste, un parcours de l’âme depuis l’ombre jusqu’à la lumière, parcours émaillé de doutes et d’émotions contrastées.

L’Introït exprime, au travers d’une rythmique lancinante de marche funèbre, l’adieu au corps et au monde matériel. Dies irae, Tuba mirum et Confutatis forment un triptyque où résonne encore la peur, qu’elle soit de l’abandon ou du jugement. Le Lacrimosa, à nouveau irrigué par une marche funèbre plus lointaine, confie au ténor solo un thème lumineux qui conduit à la berceuse du Pie Jesu. La tendresse de ce duo basse / soprano, tels des parents bienveillants, se termine par un grand tutti rayonnant, comme le prémisse d’une paix enfin proche. Les doutes sont encore présents, exprimés par un Sanctus aux accents grégoriens mouvants, suivi d’un Benedictus empreint d’une atmosphère nostalgique, derniers souvenirs d’une vie révolue. Puis la soprano, accompagnée par la harpe, entonne la mélodie aérienne du in Paradisum… Rejointe par les autres solistes, les portes de l’ailleurs s’ouvrent enfin sur Jerusalem, et la lumière s’installe dans un tutti final sur le thème de l’Introït enfin apaisé.

Si l’écriture solistique et orchestrale, dans un jeu de dialogues, de doublures, de contrastes et de couleurs, est primordiale pour moi, il en va de même pour le chœur. Cet outil m’est essentiel par les effets qu’il offre dans la gestion et la scénarisation de l’émotion musicale. J’en utilise un grand nombre de facettes dans le Requiem. Tour à tour à l’unisson, en tapis sonore, ou en grand chœur lyrique, j’harmonise chaque pupitre en un tissage de voix les plus mélodieuses possibles. J’ai l’intime conviction que la véritable virtuosité réside dans la capacité de toutes les voix, instrumentales et vocales, à unir leur propre chant dans un même élan amoureux.

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