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Moussa, Symphonie n° 1 "Concordia" Moussa, Symphonie n° 1

Posté par Durand Salabert Eschig le 02 mai 2017

SYMPHONIE MONTRÉALAISE

CONCERT DE CLÔTURE DE LA SAISON 2016-2017 / ÉVÉNEMENT SPÉCIAL POUR LE 375E ANNIVERSAIRE DE MONTRÉAL.

Kent Nagano et l’Orchestre Symphonique de Montréal vous convient le 31 mai 2017 à une expérience symphonique hors du commun, fruit de la rencontre entre Samy Moussa, jeune compositeur et chef d'orchestre canadien salué internationalement, et Moment Factory, artiste multimédia, aussi reconnu mondialement. La Symphonie n° 1 "Concordia" de Samy Moussa, une œuvre unique sera créée à l’occasion des célébrations du 375e anniversaire de Montréal. Pour compléter ce programme, la célèbre Symphonie « Du Nouveau Monde », comme une promesse d’avenir, un trait d’union entre le passé et le futur.

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Entretien avec Samy Moussa 

Quelle est la genèse du projet ? Pouvez-vous évoquer votre relation avec l’Orchestre Symphonique de Montréal et Kent Nagano ?

La collaboration artistique que j’entretiens avec Kent Nagano et l’Orchestre Symphonique de Montréal date de 2008. J’ai composé plusieurs pièces pour eux, mais Kent Nagano souhaitait désormais une composition d’une nouvelle envergure, c’est-à-dire plus longue. J’ai donc eu l’idée d’entreprendre un cycle de symphonies. La première, « Concordia », est pour Kent Nagano et l’orchestre symphonique de Montréal. Ensuite, on m’a commandé cette symphonie dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, ma ville de naissance. Le lien entre cette symphonie et la ville n’est pas littéral, mais plutôt d’ordre émotionnel. Il est du même ordre que ce lien entre Montréal et moi. Il n’est donc pas question d'entendre Montréal, mais plutôt d’entendre la musique d’un montréalais. La nuance est importante car elle seule me permet d’espérer, humblement, une forme d’universalité puisque l’universel n’est possible que lorsqu’il peut être adapté à plusieurs réalités.

D’où vient le titre Concordia ? Il y a-t-il un programme caché ?

« Concordia » fait allusion à la devise de Montréal, « Concordia Salus », ou « le salut par la concorde » en français. La concorde, l’union de cœurs, métaphore de l’orchestre et de la musique, me paraissait un bon qualificatif pour cette composition inaugurant un cycle symphonique.

Quels sont les modes d’écriture caractéristiques de cette Symphonie ? 

J’ai voulu que les quatre mouvements de cette première symphonie soient tous très différents mais unifiés par des processus harmoniques voisins et une expression assez noble. Le premier mouvement, lent et large ne requiert que les vents, les cordes et les timbales. Cela confère à ce mouvement un son homogène dirigeant l’écoute vers l’harmonie et les lignes plutôt que vers l’orchestration. Le second mouvement est en contraste total grâce à l’apparition de la percussion, du piano, de la harpe. Au niveau du temps, il y a une ambivalence entre un temps musical sans rythme ponctué d’éclats et des moments vifs et rythmés. Le troisième mouvement, « Nocturne », lent et grave est au cœur de cette pièce, ainsi que le mouvement le plus long. Le quatrième et dernier mouvement s’enchaîne attacca vers une musique rapide où des lignes se superposent de plus en plus jusqu’à une explosion et un arrêt du temps pour ensuite retrouver une fébrilité nouvelle qui aboutira à une fin éclatante et conclusive.

Quels sont vos prochains projets ?

Je termine une pièce pour piano et orchestre pour Tzimon Barto. Ensuite je débuterai un concerto pour quatuor à cordes et orchestre.


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